World-falls-on-me 'Synopis'

World-falls-on-me 'Synopis'
Synopis

C'est drôle, il y a environ quarante minutes, j'étais chez moi, allongée dans mon lit, me posant des centaines de questions. Je me demandais ce qu'il pouvait bien être en train de faire, pourquoi est-ce qu'il ne m'appelait pas. J'essayais de ressasser le passé, de me souvenir de ma rencontre avec lui. Je ne pouvais m'empêcher de penser à lui, d'avoir son visage gravé en moi, il m'envahissait constamment. Il faisait définitivement parti de moi, de ma vie.
Il était entré dans ma vie, et pourtant lui et moi savions pertinemment qu'il n'y avait pas sa place. Je n'aurais jamais dû le laisser faire. J'aurais dû le repousser, l'obliger à m'abandonner, j'ai fait une grosse erreur en le laissant faire. Il ne devait pas me connaître, il n'aurait d'ailleurs jamais dû m'adresser la parole. Mais pourquoi l'ai-je laissé m'approcher ?! Pourquoi ai-je été aussi idiote ?! J'ai été égoïste, je n'ai pensé qu'à ma propre personne finalement, et ma curiosité n'a fait qu'empirer les choses.
Il y a quarante minutes, j'avais le sourire au lèvres, tout en sachant que j'avais fait une erreur. J'étais pourtant heureuse, je ne pouvais m'en empêcher.
Ce sourire c'est effacé en un rien de temps, en quelques secondes. Un homme, vêtu principalement de noir, avec un symbole important et une casquette connue de tous, a littéralement changé mes espoirs. C'était un agent de police qui sonnait à ma porte. Il m'a annoncé une nouvelle bouleversante, à laquelle je ne m'attendais pas et qui était pourtant prévisible...
Maintenant, je suis là, dans cette rue sombre et sans issue à imaginer la scène extrêmement brutale que j'ai causé. Tout ça est de ma faute.
" Pardonne-moi, je t'en prie. "


Casey Hotson par Hilarie Burton



Bienvenue sur World-falls-on-me !
Par la créatrice de Leyton-OTH-Story

L'histoire commence bizarrement, mais un retour dans le passé va s'imposer dans le prochain chapitre ..
Les prévenus seront ceux qui mettront un commentaire au dernier article.



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# Posté le vendredi 01 mai 2009 12:20

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 16:53

World-falls-on-me 'A childhood disturbed'

World-falls-on-me 'A childhood disturbed'
Musique : " Proof " - I Am Kloot

A childhood disturbed

" Nous promettons selon nos espérances et nous tenons selon nos craintes. "
La Rochefoucauld

Sept mois plus tôt ...


A l'âge de cinq ans, ma vie était paisible et sans remords. Je vivais avec ma mère et mon père dans un coin de la ville de San Francisco, dans une charmante maison très accueillante et familiale. Nous n'avions aucun problèmes économiques et mes parents s'entendaient à la perfection. Tout était parfait, ça c'était une vie, et je vivais pleinement mon enfance.
Jusqu'au jour où ma mère me fût enlevée, arrachée. Un malheureux accident de voiture me priva définitivement de sa présence. Jamais je n'aurais cru que cela arriverait un jour ...
Mon père ne s'en est jamais remis mais a continué à faire de son mieux pour s'occuper de moi et de la maison.
Il avait un bon travail, mais en l'absence de maman, ne pouvait continuer à payer le loyer de notre maison. Alors à l'âge de six ans, ce fût mon premier déménagement. Nous avions déménagé dans un petit appartement, pas très loin de notre ancienne maison.
Ce n'était pas un appartement lugubre, mais je ne me sentais pas à ma place dans un quartier pareil. Les rues étaient moins joviales et beaucoup plus sales. Je pouvais apercevoir des rats quelques fois se balader à côté de certains immeubles. Malgré tout je dus me faire une raison, et si mon père ne pouvait se permettre mieux, je n'y voyais pas d'objections.
A l'âge de neuf ans, l'entreprise dans laquelle mon père travaillait depuis plusieurs années sombra et un grand nombre de licenciements furent effectués. Mon père espérait ne pas en être victime, et pensait qu'avec le travail qu'il fournissait, la boîte le garderait comme un élément important. Seulement, le contraire ce fût et mon père se retrouva au chômage pendant un certain temps.
Il avait finalement réussi à retrouver un emploi satisfaisant mais moins luxueux que l'ancien. La différence est qu'à cette époque, il n'a jamais voulu m'en parler, et je n'ai jamais eu accès à son lieu de travail. Mon père devenait étrange et distant, il commençait à rentrer assez tard à la maison, ce qui m'inquiétait.

- Ne t'inquiète pas ma chérie, c'est seulement temporaire », me disait-il.

J'étais jeune et le croyais sur parole. C'était mon père après tout, j'avais une entière confiance en lui et tout ce que je voulais, c'était qu'il soit fier de moi coûte que coûte et que jamais je ne le décevrai.

Lorsque j'eus douze ans, mon père gagnait assez en argent et son salaire avait augmenté. Évidemment, rien de ce qu'il m'avait promis n'avait cessé.
Je grandissais et me posais de plus en plus de questions à son sujet. Il n'avait plus l'air de prendre du temps pour lui, il regardait dans tous les sens quand il marchait dans la rue, et n'avait pas eu une seule relation depuis la mort de ma mère. Son comportement me semblait étrange et je voulais savoir, je voulais l'aider ! Alors, six mois plus tard, estimant que j'étais en âge de comprendre, il prit l'initiative de m'expliquer pourquoi la panique l'envahissait constamment.
A l'âge de quatorze ans, nous dûmes déménager loin, très loin de San Francisco. Mon père avait de gros soucis à cause de tout ce qu'il m'avait caché des années auparavant, et pour ne pas m'y mêler, il décida de m'emmener dans une ville très peu connue et assez conviviale, une sorte de cachette. La ville de Tree Hill, en Caroline du nord.

Tout commença lorsque j'eus atteint l'âge de mes seize ans.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 14:51

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 16:21

World-falls-on-me 'A sober life'

World-falls-on-me 'A sober life'
Musique : " Over my shoulder " - I Am Kloot

A sober life

" La raison peut nous avertir de ce qu'il faut éviter, le c½ur seul nous dit ce qu'il faut faire. "
J. Joubert

Je m'apprêtais à me rendre au lycée où j'étais inscrite depuis deux ans. Ma vie n'était pas très passionnante, et j'étais devenue très suspicieuse à cause des absences répétitives de mon père et de ce secret que je gardais lourdement.
Ayant mon permis, je me rendais en cours avec la voiture, une comèt, qu'avait ma mère avant de disparaître. C'était un peu comme un hommage.

Je m'avançai dans ce couloir infâme, comme tous les jours, j'en étais contrainte pour encore deux longues années... Rien que d'y marcher et de voir tous ces autres élèves, j'avais d'horribles crises de panique. Le lycée n'a jamais été un paradis pour moi, je n'étais qu'un simple décor.
J'avais tellement peur, que lorsque j'avançais, je me collais quasiment aux murs pour ne pas me faire remarquer en faisant bousculer quelqu'un, qui évidemment m'insulterai. Seulement, on dirait que ce n'était pas mon jour. En effet, ça s'annonçait extrêmement mal pour moi... Je fis bousculer involontairement ce garçon, et évidement, ses bouquins suivirent le même chemin. Rien que cet incident peu fâcheux allait très probablement faire de ma journée un enfer.

- Je suis désolé », me précipitais-je
- C'est pas grave », me répondit-il poliment. « Je suis nouveau ici... Je m'appelle Aaron Turn...»

Je ne le laissai ajouter un mot de plus, et sans le regarder, m'enfonçai en courant dans le couloir, histoire de ne pas avoir à supporter les regards méprisants de chaque étudiant.
Le garçon que j'avais percuté était nouveau, apparemment. C'était l'un des premiers à ne pas m'avoir méprisé. En effet, les nouveaux de ce bâtiment faisaient en sorte de s'imposer à leur arrivée pour se faire une bonne image aux yeux des gens et des ... « populaires ».
Comment ça, « ce n'est pas grave » ? C'était une blague ou quoi ?! Je m'attendais à ce qu'il m'humilie devant tout le monde pour s'intégrer facilement, lui aussi...
J'aurai parié n'importe quoi que c'était encore Charlie Hundley et sa bande d'imbéciles qui avaient mis en place un plan imprenable contre moi ! A quoi jouaient-ils, encore ? Ca devait être un gage ridicule qu'ils avaient voulu faire faire à ce pauvre gars pour tout me renvoyer en pleine figure après, quelle bande d'abrutis !
J'avais couru tellement vite que mon cauchemar s'arrêta en peu de temps. J'étais déjà dans ma classe respective. J'étais en avance, ce qui ne changeait pas de mon habitude, mais je me surprenais à avoir aussi peur d'autres jeunes de mon âge. J'évitais tout le monde, sans aucune exception. Je m'étais faite à cette vie, ce qui, d'après moi, ne me dérangeais pas plus qu'autre chose. Dès mon arrivée dans cette ville, je me suis littéralement renfermée sur moi-même. J'avais oublié les amis que je m'étais faite à San Francisco et ne pensais qu'à savoir mon père en bonne situation, et sous ses ordres, faisais attention à quiconque m'adressait la parole.

- Tu as le droit de faire connaissance avec tes camarades », me disait-il, « mais pas de t'y attacher. »

Il avait beau me donner le droit de connaître d'autres personnes, j'étais sur mes gardes. Je ne voulais en aucun cas ruiner notre vie, ou celle d'autres familles qui n'ont rien à voir avec nos problèmes.


Aaron Turn par Chad Michael Murray

Devinez donc qui sera ce Charlie Hundley ^^
J'espère que ça vous a plu =)
Désolez, pas de montage pour cette suite, j'arrivais pas à le faire lol
Un grand merci à OTH-Leyton-TLA pour son soutien :D
Et pour sa fiction sublime !!

# Posté le jeudi 07 mai 2009 15:46

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 16:19

'Taguée'

'Taguée'
J'ai été taguée par ma première fan OTH-Leyton-TLA dont l'histoire est fabuleuse et excellente ! J'en suis d'ailleurs absolument fan :) Chacune de ses suites me donnent des frissons tellement c'est superbe !
C'est une première pour moi, et je tombe sur le jeu des 16 réponses, ce qui va être un peu compliqué pour moi étant donné que je dois donner 16 mots commençant par la première lettre de mon pseudo, c'est à dire le W de World pour moi. Je joues le jeu sans aucun problème cependant :p



1 - Un chanteur, une chanteuse ou un groupe célèbre : Weezer
2 - Un mot de cinq lettres : Wagon
3 - Un nom de rue : Je n'ai pas trouvé
4 - Une couleur : White
5 - Une idée de cadeau : Wolkman
6 - Une excuse pour arriver en retard au boulot : WC bouchés !
7 - Une expression que l'on dit en criant : Warrior ! ( petit délire entre moi et mes amies ^^)
8 - Un personnage de dessin animé : Winnie l'ourson
9 - Un métier : Wagonnier
10 - Une fleur : Weigelia
11 - Une célébrité : William Moselet
12 - Une ville : Wilmington
13 - Un fruit / un légume : Wasabi
14 - Un véhicule : Winner (véhicule de chantier)
15 - Un prénom masculin : William
16 - Un prénom féminin : Wendy



Je tague

Aucune idée, je n'y ai pas encore réfléchi, mais si cela vous intéresse montrez vous ! ^^'

# Posté le samedi 09 mai 2009 11:32

Modifié le jeudi 09 juillet 2009 12:55

World-falls-on-me 'I had never remorse'

World-falls-on-me 'I had never remorse'
Musique : " Last Love Song " - Drew Seeley

I had never remorse

" Ce n'est pas la souffrance de l'enfant qui est révoltante en elle-même,
mais le fait que cette souffrance ne soit pas justifiée. "
Albert Camus

Comme tous les jours, celui-ci se passait en silence et dans mes dessins sombres auxquels personne ne s'intéressait. Je prenais la peine de travailler, certes, mais je savais pertinemment que faire des efforts était inutile et que je n'avais aucune chance d'entrer à l'université. Non seulement mon père ne pouvait guère payer mes études, mais en plus je n'avais pas droit à la bourse à cause de ma situation financière et mon manque d'activités scolaires autres que l'apprentissage.
Ce jour là, j'espérais simplement ne pas être la victime de Charlie et ses compagnons aussi tordus que lui. Je voulais rester dans mon coin, inintéressée et inintéressante des autres.
Evidemment, quoique j'espérais, rien ne se passait comme je l'entendais.
Lors de la pause déjeuner, j'étais en train de manger seule à une table, assez paisiblement mais avec mes pensées aussi dérangeante, quand quelqu'un s'assis bruyamment sur la chaise située à l'autre proximité de la table à laquelle j'étais installée. Je ne daignai pas lever les yeux pour voir qui c'était. Pendant un court instant, je cru finalement que cette personne allait m'ignorer et rien de plus à cause du silence qui régnait, mais ce fût trop beau, un son hésitant sortit de sa bouche...

- Re... bonjour » me dit une voix masculine. « Je, on s'est croisé ce matin, il me semble. »
- Et alors ? » Répondis-je avec froideur, ne bougeant toujours pas.

Je lui avais répondu tellement rapidement et si froidement qu'il ne prononça aucun mot en retour. Il devait être beaucoup trop ébahit par mon comportement, ce qui fit que l'origine de sa démarche lui sortit probablement de la tête.
Après un court instant de silence, il reprit la parole.

- Et bien, tu ne m'as pas laissé me présenter, tu es partie si rapidement ! »
- Qu'est-ce que tu veux que ça me fasse ?! » lui lançais-je.
- Je... »
- Dégage, dégage tout de suite d'ici ! » le coupai-je finalement avec férocité.

Il partit d'un bon et se précipita, humilié, vers la sortie. Le regardant cette fois-ci partir, il ne se retourna pas une seule fois. Il était quasiment en train de courir.
J'avais déjà eu à avoir ce genre de comportement avec les personnes qui prenaient la peine de venir me parler, et cela ne m'avait jamais fait regretter mon geste. Je savais qu'ils pourraient vivre heureux, sans avoir à supporter un poids comme le mien, ce qui me servait à ne pas connaître le remord au fil du temps.
Le repousser LUI ne me fit ni chaud ni froid, et mon avis ne changea en aucun cas. Il se ferait bien vite des amis, s'intégrerait sans problèmes et ma personne lui sortirai bien vite de la tête.

Mon père n'était finalement pas au courant que je n'avais pas de vie sociale, il pensait que je traînais avec une bande de jeunes lorsqu'il était absent et que je m'amusais constamment, comme tout être de mon âge. Je lui racontais qu'ils ne faisaient que me divertir, aucun accrochage, c'était juste une bande de jeunes. Je lui mentais, et c'était certainement la seule chose que je regrettais. Je ne voulais simplement pas le mêler à mes décisions, je ne voulais pas le décevoir. Je crois que finalement il n'était pas la seule personne à qui je mentais...

Dans le monde, il y a le réel et ce qui permet de croire. Moi, je vivais dans le réel, je ne me permettais pas d'espérer étant donné que jamais je n'aurais pu m'en sortir.

# Posté le lundi 25 mai 2009 13:41

Modifié le mercredi 08 juillet 2009 16:19